Le 20 mars par Henri Emmanuelli
Non, décidément, l’abstention n’est pas sans causes…
Sous prétexte de déplorer l’abstention, beaucoup de bonnes fées se penchent soudainement sur le sort de la démocratie. Je ne parle évidemment pas des responsables de L’UMP pour lesquels l’abstention est devenu le seul argument qui puisse les dispenser de toute forme d’autocritique. Non. Je parle de celles et ceux qui ont l’air sincère et de ceux qui feignent de l’être. Car pourquoi s’étonner de cette abstention massive quand la démocratie est quotidiennement méprisée et pour le moins tenue en piètre estimé ?
Je suis prêt a parier, dés aujourd’hui, que parmi ceux qui s’inquiètent du taux élevé d’abstention, rares seront ceux qui s’indigneront du fait que des ministres battus à plat couture, désavoués par le suffrage universel, seront maintenu sans état d’âme autour de la table du conseil des ministres. Comme si le suffrage universel n’était plus le souverain dont se gargarise la démocratie. Comme si voter ne servait à rien !


