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Archive pour la catégorie ‘Economie’

La Forge
Posté le 14 novembre 2008

Dans cette tribune publiée par Le Monde le 14 novembre, les deux membres de la Forge, Liêm HOANG-NGOC, économiste (Paris I) et Philippe MARLIERE, politologue (University College London), reviennent sur les conditions du renouveau de la social démocratie
Dans une tribune intitulée « La social-démocratie sera européenne ou ne sera plus » (24 octobre 2008), Alain Bergounioux et Gérard Grunberg estiment que la crise financière fournit à la social-démocratie une chance de redevenir une force politique « utile », à condition que celle-ci « assume intellectuellement et politiquement ses responsabilités dans la crise ». C’est un fait : la social-démocratie européenne traverse une crise existentielle majeure. En Europe, les formations qui en sont issues ont perdu treize des quinze derniers scrutins. Quand elles sont encore au pouvoir, leur politique est fortement impopulaire (c’est le cas de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne). Dans l’opposition, ces partis, pourtant confrontés à de nouvelles droites dures, sont inaudibles, jugés peu crédibles par le public (France, Italie).

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4 < >mar 2009

La social démocratie sera sociale ou ne sera plus !

Auteur: admin | Classé dans: Economie

POLITIS / JEUDI 15 MARS 2007

Les candidats à la présidentielle cherchent leur salut et le financement
de leurs projets dans la croissance. Les médias relaient. Et si la solution de
la crise de surproduction et d’endettement était à l’opposé…

Hors de la croissance économique, point de salut électoral ! À 2,2 % ou 2,6 %, elle est la béquille indispensable du programme de tout candidat, source de financement de ses promesses et mesures – douze, trente ou soixante milliards d’euros pour cette présidentielle 2007, selon les candidats. L’expansion du produit intérieur brut (PIB), qui mesure la création de richesses du pays, est un axiome consensuel des politiques. Pourtant, presque tous les postulants à l’Élysée ont cru bon, ces dernières semaines, d’y aller de leur commentaire sur la « décroissance », ce courant de pensée qui
critique radicalement le dogme de la croissance économique. Certes, pour l’écarter d’un revers ferme, voire en dénoncer le péril, tel Nicolas Sarkozy, qui voit se profiler « une catastrophe pire que celle que l’on cherche à éviter » si l’on donne « préférence à la décroissance sur la croissance ». Pour Jacques Chirac, à l’ouverture de sa Conférence internationale sur l’environnement, le 2 février, on ne
saurait répondre au défi écologique par la « croissance zéro ».

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25 < >déc 2008

Décroissance : on n’y coupera pas!

Auteur: admin | Classé dans: Economie

La Forge – 23 octobre 2008

Celia FIRMIN, économiste, poursuit dans cette note, reprise de la thèse d’économie qu’elle a soutenue en mai dernier à Paris I, sa description de la financiarisation de l’économie en France. Elle s’attache ici aux conséquences de cette financiarisation, depuis les années 90, sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat…Une démonstration édifiante, à contre courant du discours libéral encore en vogue il y a quelques semaines…

A partir de la fin de la période de croissance des Trente Glorieuses, trois principales ruptures se dégagent de l’analyse historique. Tout d’abord, la structure de financement des sociétés non financières se transforme, notamment à partir du milieu des années 1980, avec une forte hausse de l’autofinancement mais également une progression des émissions d’actions.
Les transformations financières que nous avons présentées dans le premier article ont notamment engendré une hausse de l’épargne. L’une des questions que nous nous posons ici est de savoir si cette augmentation de l’épargne a permis une reprise de l’investissement, comme pourraient le suggérer les approches néoclassiques. Nous verrons que cela n’est pas le cas. En effet, les comportements d’accumulation des SNF évoluent également, avec un ralentissement de l’investissement productif et une hausse de la détention d’actifs financiers.
Le décalage croissant entre épargne des entreprises et investissement s’accompagne par ailleurs d’une croissance des dividendes distribués par les SNF. Le ralentissement de l’investissement pose ensuite la question de l’évolution de la rentabilité économique. Nous montrons que, malgré ce ralentissement, la rentabilité économique tend à se maintenir. Les évolutions de la répartition des revenus expliquent en partie ce constat et constituent un élément central dans la compréhension des évolutions récentes de l’économie française.
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18 < >déc 2008

La financiarisation de l’économie -II

Auteur: admin | Classé dans: Economie

La Forge – le 1 octobre 2008

Celia FIRMIN, économiste, revient dans cet article sur la financiarisation du capitalisme en France et en Europe à l’oeuvre depuis les années 70. Un éclairage indispensable dans le contexte de la crise actuelle de ce capitalisme financier. Ce texte est extrait de la thèse d’économie soutenue par l’auteur en mai dernier à l’université de Paris I Sorbonne et dont la Forge publiera en novembre les conclusions en partenariat avec les éditions de l’aube.

la France, l’économie et la financiarisation depuis 1970

Depuis la fin des années 1970, la France connaît des transformations majeures, aussi bien sur les plans macroéconomique qu’institutionnel. De nombreux auteurs parlent d’une tendance à la financiarisation de l’économie française (Plihon, 2003 ou Duménil et Lévy, 2005 par exemple). Les définitions varient, certaines sont très larges. Ainsi, par exemple pour Dore (2002), les transformations subies par les modèles nationaux de capitalisme ont conduit à l’accroissement de la domination de l’industrie financière sur les autres activités économiques.

Les évolutions en cours dans la sphère financière se répercuteraient donc sur l’ensemble des activités économiques. Pour cet auteur, la financiarisation a également un impact microéconomique. Elle renvoie au rôle croissant des contrôleurs financiers dans le management des entreprises, à la croissance de la part des actifs financiers sur le total des actifs ainsi qu’à l’impact de plus en plus grand du marché financier comme facteur de détermination de la stratégie des entreprises, via le rôle exercé sur le contrôle des entreprises (pouvoir du conseil d’administration, menace de revente des actions si les objectifs de gestion ne sont pas atteints par les managers, etc.). La financiarisation se réfère également, pour ce qui est de son impact sur le plan macroéconomique, au caractère déterminant des fluctuations des marchés financiers sur les cycles économiques (1) .

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18 < >déc 2008

La financiarisation de l’économie – I

Auteur: admin | Classé dans: Economie